Laetitia Deschamps

  Des formes animales ou humaines naissent et se construisent de mes rayures poétiques. Plus qu'une impression, la peinture reste pour moi un besoin, quelque chose de vital et qui me guide désormais dans ce sentier que je n'ai jamais vraiment quitté. Face à ce que je suis au travers de mes toiles, je sais qu'il faut que, dans toute ma liberté, je m'économise pour ne pas perdre de vue ma trajectoire que je me suis promise.

 Au delà du courage, je puise en ma rigueur le plus naturel de mes gestes pour accomplir ma toile. Ces situations poétiques produites de mes sillons, sont créatrices d'équilibre ou de rapport de force. Elles se veulent une représentation sensible de l'élan de la vie. Cette capacité à maintenir le fragile équilibre de la vie, m'inspire.

 Moi qui est déjà donné la vie, je n'oserai pas parler de la naissance à chaque nouvelle œuvre, mais cependant, j'extirpe en mon moi le plus profond, l'enfance qui gravite le long de mes souvenirs. Aucune barrière, aucune prison, aucune violence, aucune accusation, ne noircira le cadre dans lequel je voyage, et j'accepte l'ambition qui me guide de plus en plus vers la liberté d'être artiste.

 

 

 

 

 Née à Troyes en Champagne-Ardenne et ayant vécu en région parisienne, je vis et travaille aujourd’hui à Angers en Maine et Loire. Très tôt intéressée par l’art et la poésie, j’ai été plus tard impressionnée par la peinture et la verrerie d’art de Maurice Marinot du Musée des Beaux-Arts de Troyes. J’ai choisi d’orienter mes études vers l'art. Ainsi, au moment de la démocratisation de la photographie numérique, j'ai étudié la photographie avec pour maître de conférence Jean-Claude Moineau, théoricien de l'art. J'ai en même temps expérimenté la peinture sur porcelaine en travaillant pour une entreprise américaine. Ces deux apports ont développé ma réflexion et mon approche de la peinture. J’ai par la suite obtenu une licence en Arts Plastiques en 2000, tout en ayant plusieurs préoccupations artistiques : la peinture, la sculpture, Henri Matisse, Léonor Fini, l’expressionisme, les Fauves, Brancusi et Rodin. La voie de l’enseignement des Arts Plastiques rapidement explorée, j’ai aussi croisé le milieu des ventes aux enchères qui tous deux m’ont donné un nouvel angle de vue sur les arts du feu et sur la peinture. De ce riche parcours, j’en ai tiré mon univers, et je n’ai cessé de poursuivre mon travail plastique.